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Un mauvais coup porté à l’Europe sociale....

- Une nouvelle fois les ministres de l’Emploi des vingt-cinq états membres de l’Union européenne, réunis le 7 novembre dernier, ne sont pas parvenus à trouver un accord sur la révision de la directive sur le temps de travail.

- Le Parlement européen a pris position le 11 mai 2005. Il s’est prononcé pour la suppression de la dérogation individuelle au maximum de 48h de travail par semaine (l’opt out) et pour le décompte des temps de garde comme des temps de travail à part entière conformément à la jurisprudence de la Cour de justice des communautés européennes. Cette position qui respecte le droit à la santé et la sécurité au travail et le droit à une limitation de la durée maximale du travail est soutenue par la Confédération européenne des syndicats (CES).

- Depuis lors, le Conseil des ministres de l’emploi n’a pas réussi à trouver un accord car la Grande Bretagne soutenue notamment par l’Allemagne et la Pologne, refuse de renoncer à « l’opt out ».

L’UNSA estime que cet échec est un mauvais coup porté à l’Europe sociale. Ce n’est pas avec de telles politiques que les gouvernements européens vont combler le fossé qui s’est creusé entre l’Europe et les citoyens.

- Avec la CES, l’UNSA appelle la Commission européenne à consulter les partenaires sociaux concernant toute étape ultérieure.