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La CSI dénonce des atteintes aux droits fondamentaux des travailleurs de l’Union Européenne

- Dans un nouveau rapport, la Confédération Syndicale Internationale (CSI) pointe des infractions aux droits fondamentaux des travailleurs dans plusieurs pays de l’Union Européenne, alors que pratiquement tous les Etats membres ont ratifié les huit Conventions fondamentales de l’OIT.

- En ce qui concerne la liberté syndicale et le droit de négociation, la CSI constate des problèmes dans des nouveaux Etats membres tels que la Bulgarie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie,la Pologne, la République tchèque, la Roumanie et la Slovaquie, mais également en Allemagne. Ils sont essentiellement dus à l’insuffisance de sanctions imposées aux employeurs pour leurs comportements antisyndicaux, et à des restrictions du droit de grève.

- Les discriminations au travail restent vives dans l’UE. Les femmes ont des rémunérations jusqu’à 40% plus faible que les hommes et connaissent un taux de chômage plus élevé.

- La discrimination contre les minorités ethniques, en particulier contre la communauté rom, est un grave sujet de préoccupation pour la CSI qui note aussi qu’en France les personnes d’origine maghrébine ou africaine rencontrent d’énormes difficultés à l’embauche.

- Le travail des enfants est constaté dans presque tous les Etats. Bien qu’il soit concentré dans les activités informelles, l’agriculture et les entreprises familiales, des violations des normes de l’OIT sont aussi constatés dans des relations d’emploi contractuelles. Pour la France le rapport fait état de modifications récentes de la législation autorisant le travail des enfants mineurs, notamment au travers de l’apprentissage junior.

- Malgré la ratification des normes de l’OIT sur le travail forcé ou obligatoire, dans pratiquement tous les États, la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle constitue toujours un problème. Le rapport estime qu’en France 90% des 15.000 à 18.000 prostituées sont victimes de la traite et que plusieurs milliers d’enfants sont forcés à se prostituer ou à effecteur des travaux domestiques. De plus, certains pays obligent les prisonniers à travailler pour des entreprises privées.

- En conclusion, la CSI appelle les Etats à déployer plus d’efforts en matière de législation pour faire respecter les normes fondamentales de l’OIT et invite l’UE à contribuer, au travers de son système de préférence généralisées (SPG), au respect des droits fondamentaux dans les pays en voie de développement.