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Une nouvelle ère de justice sociale à l’ordre du jour de la 100ème Conférence Internationale du Travail

Quelque 3000 délégués et conseillers représentant les gouvernements, les travailleurs et les employeurs des 183 États membres de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) sont réunis à Genève depuis le 1er juin.

Dès l’ouverture de cette 100ème session de la Conférence Internationale du Travail, le Directeur général du BIT, Juan Somavia a dénoncé des « niveaux indécents » en matière de revenus et de concentration des richesses. Il a averti du risque de voir se consolider encore un peu plus les schémas de croissance inefficaces et une mondialisation aux règles inégales, qui ont été à l’origine de la crise, et ont accru les inégalités de manière systématique pratiquement partout dans les trente dernières années. Il a conclu par un appel urgent en faveur d’une nouvelle ère de justice sociale et de croissance économique, basées sur le développement durable, afin de répondre à la « tourmente » grandissante dans le monde du travail.

De nombreux chefs d’État ou de gouvernement interviendront au cours de la Conférence : Allemagne, Russie, Tanzanie, Suisse, Palestine… Première à s’exprimer, la présidente finlandaise, Mme Tarja Halonen, a mis en évidence « le manque de justice sociale » dans le monde. Elle a affirmé que les « valeurs et les politiques mises en œuvre par l’OIT étaient plus que jamais nécessaires pour créer un monde avec moins de tensions, une plus grande égalité et une sécurité renforcée ».

Sous la présidence du ministre du Travail et de la Sécurité sociale du Cameroun, la Conférence a engagé ses travaux notamment sur le travail décent pour les travailleurs domestiques, sur la sécurité sociale, sur l’inspection du travail et sur l’application des normes internationales du travail (conventions et recommandations). Plusieurs débats de haut niveau auront lieu sur l’aspiration de la jeunesse arabe à la justice sociale, l’emploi et la justice sociale dans une économie mondialisée, le rôle du travail décent dans une mondialisation plus équitable, plus verte et plus durable.