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La réforme des retraites

L’UNSA Fonction publique a pris connaissance ce jour des arbitrages qui viennent d’être effectués, au sujet de la réforme des retraites.

L’UNSA Fonction publique prend acte du maintien dans la Fonction publique du mode de calcul de la pension, fondé sur les six derniers mois de traitement indiciaire.

Le Gouvernement a semble-t-il entendu nos critiques et la justification de ce mode de calcul, lié à la fois au statut général et au mode de rémunération des agents publics. L’UNSA Fonction publique s’est toujours battue, vous le savez, pour que cette règle soit maintenue.

D’autres mesures prises par le Gouvernement sont en revanche à dénoncer fortement :

- Le passage de l’âge légal d’ouverture des droits à la retraite de 60 à 62 ans est totalement inacceptable, d’autant que cette modification des règles actuelles aura un effet direct sur la décote, dont l’âge d’annulation passera ainsi de 65 à 67 ans. Tous ceux qui ont fait des carrières incomplètes (des femmes en majorité) ou qui ont effectué des études longues subiront donc de plein fouet les effets de cette mesure.

- Dans la Fonction publique, pour tous les « services actifs » partant aujourd’hui en retraite à compter de 55 ans, l’âge légal de départ en retraite passera à 57 ans, et l’âge d’annulation de la décote glissera mathématiquement de 60 à 62 ans. Quant aux « services actifs » partant actuellement à 50 ans, ils ne pourront prendre désormais leur retraite qu’à partir de 52 ans, et la décote ne s’annulera pour eux qu’à compter de 57 ans.

- L’allongement continu du nombre de trimestres de cotisation n’est pas non plus acceptable !

- Visiblement, le Gouvernement refuse d’ouvrir le dossier sensible et complexe de la pénibilité au travail, se contentant d’envisager uniquement des mesures limitées d’ordre individuel, étudiées et prises au cas par cas, en fonction de l’état de santé de certains agents (et selon des critères a priori très réducteurs liés à un taux d’invalidité). La logique budgétaire a donc, une nouvelle fois, été prégnante dans les décisions prises, au détriment de l’équité.

- Nous constatons objectivement que cette réforme, contrairement à ce que voudrait nous faire croire la communication gouvernementale, n’est ni juste, ni équitable, car elle s’attaque une fois de plus aux femmes (suppression du droit au départ anticipé pour les mères de trois enfants) et aux plus bas salaires (fin du « minimum garanti » et alignement sur les règles du secteur privé moins favorables).

- Les personnels de catégorie C de la fonction publique seront donc à l’évidence les plus pénalisés par cette mesure !

- Le Gouvernement a annoncé sa décision de relever le taux de cotisation des fonctionnaires, pour l’UNSA Fonction publique il est hors de question que ce soient les agents publics qui en subissent les conséquences, par une nouvelle perte de leur pouvoir d’achat.

Pour l’UNSA Fonction publique, c’est donc bien à l’employeur public qu’il revient de payer, en compensant ce différentiel.