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CSHM extraordinaire du 17 mai 2011

- Chers collègues,

- Nous avons eu le 17 mai 2011 un CHSM extraordinaire suite à la disparition tragique de notre camarade et collègue Luc BEAL- RAINALDY, qui a été placé sous la présidence d’Emmanuelle WARGON, Secrétaire générale des ministères sociaux.

- Par respect pour la mémoire de Luc et par déontologie, je ne ferai pas un CR complet de ce comité, qui a commencé par une minute de silence en hommage à cet homme bon, militant reconnu comme aguerri, calme mais imprégné de profondes convictions pour défendre le service public et des populations en situation de précarité (« les sans.. »).

- Le SNU a lu une déclaration liminaire, qui a mis en avant cette personnalité chaleureuse mais également cette souffrance au travail grandissante que nous constatons partout sous des formes diverses (déménagements, missions partantes vers d’autres structures, incertitude du lendemain, aucune réponse, des CTPR constatant ces multiples pertes de repère et ce désarroi des agents).

- L’ensemble des OS a confirmé ces analyses, notamment ce simulacre de dialogue social dans les DIRECCTE et dans les instances nationales : depuis 2 ans, les syndicats avaient prévenu en vain l’administration qu’un tel geste allait arriver dans les locaux même de la centrale.

- Je me permets de vous indiquer mon intervention principale concernant la problématique de l’organisation du travail au cœur du débat.

- « Le travail peut être objet de grande souffrance mais aussi promesse de développement de sa sensibilité, de son intelligence. Travailler, c’est développer des coopérations avec d’autres dans son rapport au monde.

- C’est parce qu’il est un élément fondamental de la construction/destruction de l’être, que C. Dejours parle de la « centralité du travail ». Mais cette dimension travail comme promesse, source de développement personnel et social, est malmenée par les nouvelles organisations du travail, les nouvelles formes de management et en particulier l’évaluation individualisée des performances.

- Celle-ci est, de plusieurs points de vue, un accélérateur de la détérioration des relations du travail, mais aussi sans doute du travail lui-même en favorisant l’individualisation du rapport au travail.

- Car le travail se fait désormais en apnée, à flux tendu, sans pause, de manière densifiée (plusieurs tâches en même temps) et contradictoire. -Marie PEZE -.

- D’où la perte des repères, un désarroi grandissant, le service public à la dérive, des agents perturbés et la société française « au bord de l’implosion » (JP. DELEVOYE dans son dernier rapport comme Médiateur). »

- J’ai également insisté sur la disparition du dialogue social, le silence voire le mépris de l’administration quand nous les interpellions sur des exemples, sur également notre impuissance devant ce mur

- et par conséquence notre épuisement de permanent syndical car l’administration opérait un transfert sur notre rôle (en tout cas à l’UNSA) et nous « confiait » la tache de soutenir les agents alors qu’elle ne donne aucune réponse, ni directive à nos questions car « pour elle ce n’est jamais le bon lieu pour demander des explications » !

- Telle est la réponse que nous recevons souvent : l’administration ne tenant même pas compte des alertes que nous faisons régulièrement sur l’état des lieux, le bilan de la mise en place des DIRECCTE.

- « Trop c’est trop ! »

- Martine NOULIN


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