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L’UNSA demande la fin de la répression au Tibet

- L’UNSA, fortement attachée au respect des droits fondamentaux partout dans le monde, condamne la vague de répression exercée par les autorités chinoises à l’encontre des Tibétains. Cette répression aurait déjà coûté la vie à des dizaines de personnes. L’inquiétude grandit car la Chine a annoncé qu’elle allait poursuivre la répression au Tibet afin « d’écraser » la contestation, ignorant délibérément les appels répétés au dialogue lancés par la communauté internationale.

- Comme la Confédération Syndicale Internationale (CSI), l’UNSA estime que les causes profondes des manifestations qui ont commencé le 10 mars à Lhassa à l’occasion de l’anniversaire du soulèvement de 1959 contre le pouvoir chinois, se trouvent dans des décennies de répression, le non respect des droits humains et la débâcle en matière de développement. Le Tibet est un territoire reculé, négligé et appauvri de l’Etat chinois, où les travailleuses et les travailleurs tibétains n’ont pas droit au même niveau de salaire et de protection que les Chinois Hans et font l’objet de nombreuses restrictions dans le domaine des libertés culturelles et religieuses.

- L’UNSA demande la fin de la répression au Tibet et l’ouverture de négociations pour la reconnaissance des libertés démocratiques et des droits humains, de l’autonomie du Tibet et des droits culturels de son peuple.

- À quatre mois de l’ouverture des Jeux olympiques d’été de Pékin, il est important de faire pression sur le gouvernement chinois afin qu’il respecte les droits de l’Homme et les principes fondamentaux de l’Olympisme qui stipulent que « le but de l’Olympisme est de mettre le sport au service du développement harmonieux de l’homme en vue de promouvoir une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine », ainsi que « toute forme de discrimination à l’égard d’un pays ou d’une personne fondée sur des considérations de race, de religion, de politique, de sexe ou autres est incompatible avec l’appartenance au Mouvement olympique ». La France, l’Union européenne et la communauté internationale doivent s’engager en ce sens.