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DELAI DE CARENCE : NON A LA PUNITION DES MALADES !

C’est par communiqué de presse que le gouvernement a annoncé son intention, non seulement d’instituer un jour de carence en cas d’arrêt maladie dans la Fonction publique, ce que l’UNSA avait condamné, mais de faire aussi passer son nombre de trois à quatre dans le secteur privé.

Cette annonce s’insère dans le cadre d’une campagne de dénigrement des salariés qui, dès lors qu’ils seraient en arrêt maladie, seraient automatiquement suspectés d’être tous des fraudeurs potentiels.

- Outre le caractère très choquant de cette accusation, qui fait peu de cas du professionnalisme des médecins édictant les arrêts maladie, comme de la conscience professionnelle et morale des salariés, il s’agit très clairement de faire payer aux assurés sociaux malades la politique d’austérité décidée par le gouvernement.

Ces répercussions sociales toucheront particulièrement les plus modestes.

- Ainsi, un salarié au SMIC, victime, par exemple, d’une affection virale contagieuse nécessitant, selon son médecin, un arrêt de travail, devrait-il le payer d’une amputation de son revenu net de quatre jours, soit près de 150 € !} }

Pour l’UNSA, punir les malades n’a rien à voir avec la responsabilisation des assurés sociaux. A l’inverse, de telles mesures accentueront les inégalités devant le droit au soin.

- Quant à la méthode brutale et unilatérale avec laquelle elles ont été annoncées, elle augure mal de « la sérénité, du sérieux et de l’objectivité » que le Président de la République a promis pour le Haut Conseil au financement de la protection sociale dont il a annoncé la création ce 15 novembre…

Luc Bérille
Secrétaire Général