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CAP DU CORPS DE L’INSPECTION DU TRAVAIL DU 29 JUIN 2006

Les organisations syndicales dont l’UNSA sont intervenues pour dénoncer tous les projets de modernisation en cours actuellement. Elles ont rappelé le fait que bien des promesses avaient été faites sur le renforcement des moyens et la création de section : les personnels sont toujours dans l’attente.... En outre, elles ont demandé le retrait du poste de "section profilé" : "contrôle des sièges sociaux" pour un DAT dans les Hauts de Seine. Ce poste s’inscrit dans l’esprit du plan de modernisation de l’inspection du travail en lui confisquant son caractère généraliste.

- Plan de modernisation et développement de l’inspection du travail : outre le fait que l’ensemble des organisations syndicales s’inquiètent, des projets de l’administration centrale et de ceux émergeant de certaines régions, elles s’interrogent sur le recours à des consultants, l’émergeance de nouveaux postes comme ceux de DRH, de coach, etc... sur fond de DIALOGUE SOCIAL INEXISTANT.

- Chantier Évaluation/notation

Les organisations syndicales ont dénoncé l’évaluation des agents, en indiquant que les moyens mis en contre parties sont insuffisants dans les services, l’évaluation du service étant un préalable à l’exercice d’évaluation difficile et chronophage des agents.
L’incidence sur la notation n’est pas une vue de l’esprit et il semble qu’une rupture d’égalité de traitement soit en passe de devenir la règle établie. Quid des réductions d’ancienneté ?

- Politique menée en matière de lutte contre le travail illégal

Il semble que le rôle des COLTI soit désormais calqué sur celui des CLIC. L’ensemble des organisations syndicales a dénoncé le fait que les missions de contrôle du travail illégal est dénaturé. Les organisations syndicales ont réaffirmé que ces contrôles ne peuvent s’apparenter à la lutte contre l’immigration.

L’ensemble des organisations syndicales est sur la défensive et réitère sa demande de rencontrer très rapidement le ministre Gérard Larcher.

- Le dossier des MDPH a été évoqué. Il a été dénoncé le fait qu’un nombre important de collègues sont dans la difficulté, soit, ils n’ont pas accepté la mise à disposition du GIP, soit, ils ont accepté leur mise à disposition mais demandent aujourd’hui, dans les deux cas de figure, leur réintégration immédiate dans les services. Les pressions exercées sur les agents sont inadmissibles, les chefs de service pratiquant l’intimidation en les recevant, un par un, pour les forcer à rester au sein des MDPH, en leur faisant signer, sous la contrainte, des "conventions de trois ou quatre mois.

Pour l’UNSA, seules des solutions émanant des instances décisionnelles centrales pourront résoudre les difficultés actuelles vécues avec pénibilité et amertume par les agents qui estiment à juste titre que les engagements pris n’ont pas été tenus, dans la plupart des cas. Mieux, on leur a confisqué le droit de s’exprimer au sein des CTPR, instances paritaires régionales en lien avec le CTRI, au motif qu’ils n’exercent plus leur métier au sein de la DDTEFP, pourtant, la mise à disposition est une position du fonctionnaire qui lui confère le droit d’être toujours électeur et éligible au sein de son ministère, au sens du statut général de la fonction publique ! Face à ce "marché de dupes", les agents se sentent désormais "piégés et abandonnés par leur hiérarchie" , sans compter les problèmes à venir qui vont s’amplifier de manière exponentielle.


P.-S.

- Vous trouverez le résultat de la CAP en cliquant sur l’icone Word !

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