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L’avancement des fonctionnaires sauvegardé !

« Aucune mesure ne sera prise qui aurait pour objet de geler l’avancement des agents publics ».

Cette réponse que le Premier ministre vient d’adresser par écrit à l’UNSA Fonction publique en date du 14 février 2014, met un terme aux rumeurs sur un éventuel gel du déroulement de carrière des fonctionnaires.

L’UNSA Fonction Publique se réjouit de cette cla­ri­fi­ca­tion qui répond à sa demande expresse et valide les argu­ments qu’elle n’avait eu de cesse de faire valoir. Victimes d’un blo­cage du point d’indice depuis 4 ans, tra­vaillant dans des condi­tions sou­vent dégra­dées, cibles d’un « fonc­tion­naire bashing » trop sou­vent convenu, les fonc­tion­nai­res n’auront donc pas à subir une injus­tice sup­plé­men­taire.

- NOTA : La lettre du Premier ministre est consultable au bas de cet article !


- Gel des avancements, des primes... L’Unsa Fonction publique exige un engagement ferme de renoncement !

L’UNSA Fonction publique a exprimé sa colère et celle des agents auprès de la ministre le 13 février, lors de l’ouverture de la réunion sur les parcours professionnels , carrières et rémunérations :

"Madame la Ministre,

À l’ouverture de cette réunion conclusive sur la méthode qui pourrait être suivie d’une négociation sur les parcours professionnels, carrières et rémunérations , nous sommes inquiets.

Dès la première présentation du rapport Pêcheur, dès l’ouverture du cycle de réunions, nous avons rappelé la nécessité de lever l’hypothèque budgétaire qui pesait sur une éventuelle remise à plat des carrières et des grilles.

Nous avions enregistré de façon positive lors de la présentation de ses vœux à Metz le 23 janvier, le discours du Premier ministre sur des services publics forts.
De même, la réaffirmation de l’attachement à une fonction publique,
de l’affirmation des valeurs et de la pertinence du statut, les mesures sur le déroulement de carrière des catégories C, ont notre approbation.

C’est donc avec une très grande surprise et une certaine colère qu’on a vu s’installer parmi des responsables de la majorité gouvernementale un débat sur la possibilité de geler les avancements des fonctionnaires.

L’UNSA le dit tout net : Ce serait pour elle une cause de conflit majeur et elle ne pourrait plus participer à des négociations sur les carrières dont on aurait sapé l’essence même.

- Nous en avons, dès le 6 février, appelé au Premier ministre pour qu’il rejette cette idée. C’est ce qu’il a, pour partie, fait ce matin sur une radio.

Cet épisode illustre l’extrême sensibilité et la tension qui habite aujourd’hui les agents publics.

- Quatre ans de gel des rémunérations, les déclarations constantes tendant à les rendre responsables des difficultés budgétaires du pays sont devenus insupportables !

Faut-il rappeler que les dépenses publiques concourent à l’investissement et à la performance de l’économie. Elles assurent la cohésion sociale et la solidarité au sein de la société et sont l’affaire de tous, agents publics compris.

Ils ont déjà fait beaucoup d’efforts pour reprendre l’expression de B. Cazeneuve. Ils attendent des signes de confiance.

L’UNSA demande donc :

- que le contexte budgétaire de la réunion soit éclairci
- que soit confirmé l’abandon du gel des avancements
- que soit programmée rapidement une négociation salariale incluant 2014, notamment pour faire face à la baisse du pouvoir d’achat que le Premier ministre dit ne pas accepter.

En conclusion, une négociation qui n’aurait pour résultat principal que des reculs pour les fonctionnaires se ferait sans nous.

" La confiance ne se décrète pas , elle se construit !"


Les travaux concernant l’accord de méthode sur la future négociation des "parcours professionnels, carrières et rémunérations" du 13 février en présence de la ministre, ont été suspendus.

- Dans un communiqué commun, les syndicats de fonctionnaires demandent au premier ministre de leur confirmer par écrit qu’il ne prendra pas de mesures créant une nouvelle baisse du pouvoir d’achat !

- Retrouvez le communiqué des OS fonction publique au bas de cet article


Avancement des fonctionnaires : le blocage créerait un conflit majeur avec les agents !

- Une rumeur attribue à Vincent Peillon, ministre de l’Éducation Nationale, l’idée d’un blocage pendant deux ans de l’avancement des fonctionnaires.

L’UNSA Fonction publique combattrait, sans réserve, toute tentative en ce sens si elle était avérée.

- Depuis plusieurs semaines circule l’idée "qu’on pourrait bloquer l’avancement des fonctionnaires" pour permettre des économies supplémentaires sur la dépense publique.

- Elle a, jusqu’à maintenant, été démentie par la ministre de la Fonction publique.

- Cette mesure ne pourrait conduire qu’à un conflit majeur avec les agents publics.

Depuis quatre ans, le point d’indice est gelé et le pouvoir d’achat se dégrade comme le confirment les dernières statistiques de l’INSEE.

La seule augmentation qui peut être espérée est l’avancement qui reconnaît une évolution de l’expertise ou de la qualification.

La faire disparaître aggraverait la perte de pouvoir d’achat et serait la marque d’un abandon du principe d’une Fonction publique de carrière auquel, le Premier ministre l’a rappelé lors de ses vœux à Metz, le gouvernement se dit attaché.

- L’UNSA Fonction publique demande donc au Premier ministre, pour que le dialogue social puisse se faire dans un contexte apaisé, de faire taire la rumeur en réaffirmant son opposition à la mise en place d’un blocage de l’avancement des fonctionnaires.

- Paris, le 6 février 2014

- Guy BARBIER

- Secrétaire général UNSA Fonction Publique


P.-S.

- Le niveau des pensions pour les "futurs" retraités serait lui aussi revu à la baisse... avec une telle mesure !

- Cliquez sur les icônes PDF pour consulter les documents !